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Le chien, animal majeur dans la zoothérapie. Nous savons que le chien est incontestablement le compagnon de l’être humain depuis des millénaires. Ils sont devenus, au fil des ans, dépendant l’un de l’autre. Utilisé dans les mouvances et les migrations de l’être humain, leur survie dépendait de la chasse qu’ils allaient exécuter ensemble tout au long de ces migrations.
Le chien possède une mémoire connectée à un lobe préfrontal qui lui permet d’éprouver ce qu’il se représente. Bien que l’on ait longtemps qualifié l’animal sans intelligence, aujourd’hui on peut très bien démontrer le contraire. Des scientifiques tels Konrad Lorenz, puis Tinbergen, Prix Nobel de physiologie et de médecine en 1973 avec von Frish, ont prouvé que l’animal, et notamment le chien, était pourvu de sens, d’instinct, de capacité à apprendre et à réagir face à des problèmes spontanés dans leur environnement naturel.
Le chien est probablement l’animal qui se prête le mieux et se substitue le plus facilement et le plus souvent aux besoins de domination des personnes frustrées, coléreuses, agressives, rejetées, insécurisées, mais aussi abandonnées, maltraitées, exclues.
Le chien utilise un langage codé que j’ai pu apprendre, analyser et reproduire dans les travaux de recherches que je fais avec mes chiens aussi bien en élevage que lors de mes expéditions en Arctique. Ces études et ce langage m’ont permis de travailler la zoothérapie avec des personnes handicapées mentales, mais également avec des personnes en recherche de bien être. En étudiant le langage et la hiérarchie au sein de ma meute de chiens polaires, j’ai pu me rendre compte que l’on pouvait tirer un maximum d’informations pour développer des programmes de zoothérapie. Aussi bien pour les personnes atteintes de tension, d’anxiété, de troubles de comportement, de phobies, que pour les jeunes délinquants, jeunes défavorisés et handicapés mentaux. Mais il faut bien savoir que le choix du chien est très important. Sa race, son sexe, son âge, son éducation, sa réceptivité, sa provenance font partie des critères de sélection. Mais n'oublions pas ce slogan : il n’y a pas de mauvais chien, il n’y a que de mauvais maître !
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